Annick Chenu artiste peintre - dessin pour enfants et famille

Les chemins de la création

Artiste autodidacte,

je dessine depuis que je suis en âge de tenir un crayon. J’ai commencé la peinture à 15 ans.

De 18 à 32 ans je me suis tournée vers les pastels secs : je m’inspirais essentiellement de photos de paysages.

A la mort de ma mère je suis revenue à la peinture acrylique. J’ai cherché ma voie pendant plusieurs années.

C’est lors de l’exposition de Miro au Grand Palais que s’est produit le déclic. Je me suis mise à dessiner à l’encre sur des papiers artisanaux. J’ai utilisé des encres marrons, jaunes et noires pour commencer. Sont venus le rouge et le vert ensuite. Il a fallu plus de temps pour le bleu.

J’ai alors quitté l’éducation nationale en 2005 pour devenir artiste professionnelle.

Je n’ai commencé à faire un fond à mes dessins à l’encre qu’après la rencontre avec l’écrivain et performer Luc Hazbrouck. Il m’a demandé d’illustrer en 2007 un conte philosophique « La traversée du désert ». J’ai opté pour les pastels.

Deux thèmes s’entremêlent dans mes tableaux : mouvement et émotion

L’inspiration vient du mouvement d’un corps, d’une calligraphie. 

Après avoir réalisé le dessin central, le cloisonnement intérieur et les couleurs glissent, « coulent » selon la gravité (au sens physique) imposée par le mouvement des lignes.

Les couleurs chaudes sont posées dans ce qui représente pour moi l’intérieur des personnages ou les parties exposées à la lumière dans les dessins plus abstraits.

Les verts et bleus complètent l’ensemble. Vient ensuite le fond traité avec des pastels, secs ou à l’huile, en grands aplats bleus ou orangés étalés au doigt, repris à l’estompe, au pinceau : plusieurs couches seront ainsi déposées. Des traits tracés autour du sujet finissent de suggérer le mouvement.

Enfin je trouve le titre qui, pour moi, fait partie intégrante du tableau : il le termine.

 Cheminements en gravure – 

 Désirant produire des dessins en série, je me suis formée à la lithographie dans l’atelier Sfumato à Montreuil (93).

J’y ai ensuite expérimenté différents types de gravures: taille douce, pointe sèche, vernis mou, aquatinte, alugraphie, collagraphie, carborundum, rouge à lèvres.

Elles m’ont permis d’apprivoiser le noir, grand absent de mon univers coloré.

Enfin j’ai découvert la gravure sur bois .

 Mais comme l’a dit César, l’outil conditionne le geste et la démarche.

La gravure est devenue pour moi un nouveau médium pour traiter mon domaine de prédilection : les traces, symboles ou écritures laissées au fil du temps par la nature, humaine ou non.

Pour ce travail,  j’ai privilégiée la linogravure : le lino me permet des dessins plus précis que le bois.

Elaborer la matrice d’impression est le moment de création proprement dite de l’œuvre quelque soit la technique utilisée.

Il a fallu m’approprier toute la gymnastique de pensée nécessaire à la visualisation de ce que sera

l’impression finale : l’inversion du dessin, le passage positif/négatif...

La technique réductrice que j’utilise en linogravure pour obtenir plusieurs couleurs combine tous ces problèmes. Les « accidents » se révélant être de nouvelles sources d’inspiration.

J’interviens également sur le tirage final en choisissant d’imprimer sur papier blanc de différents grammages, sur des fonds colorés comme des monotypes ou encore du papier journal (dans ce cas je choisis une photo ou une affiche en accord avec le sujet de ma gravure, même si le support disparaît en partie dessous).

De temps en temps je rehausse les tirages de pastel à l’huile.

Parfois je découpe et colle sur toile mes « ratés » et leur donne ainsi une nouvelle vie.

Avec la gravure j’utilise des pochoirs que je découpe moi-même. Ils se retrouvent parfois mêlés dans des tableaux mixant gravures, acrylique, collages et pastel à l’huile.

 J’ai le projet de transformer certaines matrices en œuvres à part entière.

 Paradoxalement, avec ces techniques difficiles et exigeantes j’ai trouvé une grande liberté de création et d’expression.

 A ce jour j'ai réalisé 628 tableaux et gravures

contact@annickchenu.fr

 

Prochaine exposition 

Portes ouvertes à l'atelier le mercredi 16 décembre 2015 de 14h à 19h.

Atelier Dar à Pontoise en septembre octobre 2016: exposition personelle